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Pas toujours facile d’accueillir les grosses émotions!

La fin de semaine passée, j’animais la première séance de l’atelier Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent avec un groupe dynamique de parents engagés. Nos discussions m’ont fait réfléchir au thème de la rencontre, aider nos enfants avec leurs sentiments pénibles. Je vous partage la réflexion que je me suite faite, en repensant à ma propre vie de famille..

Mon aîné est un garçon vif, sensible, qui comprend beaucoup de choses et qui ressent très intensément TOUT ce qu’il vit. On vit donc souvent beaucoup d’émotions fortes dans la famille… Lui, comme nous! Car souvent ses réactions, plus grandes que nature, nous CRIENT à quel point il est blessé, déçu, fâché, frustré… Et nous, adultes, devons y réagir. À ce moment, dans le feu de l’action, nous avons un choix à faire.

Je peux répondre sur le « pilote automatique » et avoir recours à tout le bagage que j’ai reçu par ma propre éducation: hausser la voix avec un doigt menaçant, ignorer le comportement complètement, exiger que les larmes cessent immédiatement, etc. C’est « facile » pour nous de ressortir ces stratégies de notre coffre à outils.. On les a entendues si souvent..

Je peux aussi choisir de m’asseoir par terre avec notre fils, de le regarder dans les yeux et de lui nommer en toute sincérité ce que je pense qui le bouleverse. Je peux le prendre dans mes bras en lui disant « C’est vrai que ça doit être fâchant.. » ou « Moi aussi, si ça m’arrivais, je serais vraiment déçue.. » De rester à côté de lui en silence une minute ou deux pour honorer sa grosse émotion. Et apprécier à quel point il est facile pour les enfants d’être VRAIS avec leurs émotions. C’est une capacité que beaucoup d’entre nous, adultes, avons perdu.. En ce sens, ils ont beaucoup à nous apprendre, nos enfants..

Mon expérience est que, chaque fois que je réussis à contourner mon mode « pilote automatique » (vous comprendrez que ça m’arrive à moi aussi de ne pas y parvenir!), la crise s’estompe plutôt que d’escalader. Chaque fois, je me sens plus proche de mon fils, plutôt que déconnectée. Et chaque fois, je réalise que j’ai ouvert la porte à une belle discussion, lors d’un moment calme ultérieur, pour travailler les enjeux réels de la crise avec mon garçon.

Est-ce que ça me demande un effort à chaque fois? Oui. Est-ce que j’ai envie de retomber dans mes vieux souliers et d’utiliser mes vieilles techniques? Souvent, surtout lorsque je suis fatiguée ou préoccupée avec mes problèmes d’adulte. Est-ce que l’effort de faire différemment pour préserver le lien avec mon fils en vaut la peine? Absolument. Je n’ai jamais regretté d’avoir pris le temps de valider ses émotions. Mais j’ai souvent regretté les fois où j’ai manqué d’empathie.

Et vous, dans quelles circonstances trouvez-vous plus facile d’être à l’écoute des sentiments, même pénibles, de votre enfant?

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